L'adversité révèle les vertus. Et en la matière, Houston montre l'exemple. Qualifiés en play-offs grâce à une 5e place de la conférence Ouest, les Rockets, qui ont égalisé dimanche soir à 2-2 avec les vice-Champions de NBA, les Lakers (99-87), accumulent pourtant les pépins et les digèrent. Comme si de rien n'était. En début de saison, l'arrivée de Ron Artest - bad boy au talent incontestable - a permis à Rick Adelman, le coach texan, de constituer aux côtés des All Stars Tracy McGrady et de son pivot géant Yao Ming, "son" Big Three, soit l'indispensable combinaison d'au moins trois joueurs d'exception pour envisager le titre. Mais en février dernier, les Rockets perdent "T-Mac". Blessé au genou, le meilleur marqueur NBA 2003 et 2004, All Star à sept reprises, doit faire l'impasse sur le reste de la saison. Il reste 47 matches à disputer. Un coup dur qui aurait pu plomber les ambitions de la franchise texane mais qui, finalement, déchaîne Yao Ming et Ron Artest : les Rockets remportent 12 des 15 matches suivant.

En play-offs, pour le 1er tour face à Portland (remporté 4-2), Ming, Artest épaulé par Scola et Battier prouvent que la force des Rockets résident dans le collectif. La récente blessure de Yao Ming dans le match 3 face à Los Angeles il y a quatre jours, semblaient lester pour de bon les intentions de Houston. Mais dimanche, sur leur parquet, sans joueur au-delà de 2,06 m pour contenir les intérieurs angelinos Gasol ou Bynum, c'est le jeune Aaron Brooks (34 points) qui est sorti du chapeau. Il a infligé aux Lakers une seconde défaite, après celle reçue en Californie au début de cette série qui penchait pourtant du côté des Lakers qui retrouvent leur salle cette nuit pour prendre l'avantage... à moins que Battier, Scola ou Brooks n'en décident autrement.