Les gorilles de montagne restent une des merveilles de la nature à la fois les plus grandioses et les plus rares. Il n'en reste que 700 sur la planète. Les approcher est donc une expérience vraiment unique. Il a fallu monter à plus de 2 400 mètres pour que nos guides du Parc National des Volcans (Nord Est du Rwanda) les repèrent.

Des rencontres rares
Le souffle court dans l'air de montagne, nous marchions depuis plus d'une heure dans une végétation dense et luxuriante, quand nous avons enfin émergé dans une clairière et aperçu la famille Kwitonda. Une scène enchantée : le dos argenté géant, ses femmes et leurs bébés mangeaient et se pomponnaient à quelques mètres de nous, apparemment en rien dérangés par notre présence.


Les visites sont limitées à une heure et il n'est permis qu'à huit personnes de rencontrer chacune des sept familles de gorilles du parc, afin d'éviter de stresser ces magnifiques primates ou de les contaminer par des virus. Après tout, ils partagent 93% de notre ADN… Et ils attrapent des rhumes, exactement comme nous !

L'hériatge de Dian Fossey
C'est la chercheuse américaine Dian Fossey — dont le travail dans le Parc National des Volcans a inspiré le film “Gorilles dans la brume” — qui est à l'origine des projets de conservation lancés dans les années 1960, parmi lesquels l’écotourisme. Le secteur se portait bien jusqu'au génocide qui a ensanglanté le pays il y a tout juste 15 ans.  J'ai été le témoin de ce conflit qui a fait près d'un million de morts en tant que correspondant en Afrique pour Sky News.


Le tourisme a repris en 1997 et représente désormais un axe prioritaire du développement économique des communautés locales. En retournant au Rwanda, j'ai été frappé par la paix qui règne. Évidemment le génocide est rappelé par des mémoriaux dans chaque village, mais il y a une détermination à aller de l'avant dans l'unité retrouvée. Le Rwanda espère aujourd’hui qu'on parle de lui Rwanda pour ses gorilles et non pas pour le génocide.

Infos sur : www.rwandatourism.com