Quelle classe ! Trois ans après le succès d’un premier épisode qui détournait avec brio les codes du film d’espionnage, Jean Dujardin reprend le rôle d’Hubert Bonnisseur de la Bath dans "OSS 117 : Rio ne répond plus", une suite encore plus drôle, plus absurde, plus spectaculaire… plus réussie que l’original, tout simplement !

Destination Rio, où douze ans après ses exploits Cairotes (pas de pomme de terre), OSS 117 doit mettre la main sur un microfilm compromettant pour l’Etat français avec l’aide d’une sublime consoeur du Mossad. Que du bonheur…

Des plages de Rio garnies de hippies au sommet vertigineux du Christ du Corcovado, en passant par la moite forêt amazonienne, Dujardin s’éclate et nous éclate, rouage central d’une comédie à la fois subtile et irrévérencieuse, transcendée par des répliques qu’on devrait déjà enseigner dans les écoles d’acteur.

On touche même au génie lorsque le réalisateur Michel Hazanavicius et son équipe orchestrent d’improbables scènes d’action comme un combat de catch dans un bunker nazi ou la poursuite la plus lente de l’histoire - et dans un hôpital - quelque part entre Tati et Blake Edwards.

Un film irrésistible dont Jean Dujardin a discuté pendant plus d’une heure avec six heureux lecteurs de Metro...