Cévennes, Lorraine ou Normandie, les territoires parient de plus en plus sur la petite reine pour attirer le citadin qui cherche à s’évader sans se ruiner. Avec le retour du beau temps, c’est effectivement le moment de s’y mettre. Pour faire son choix, il suffit de se procurer la carte des randonnées à vélo publiée par l’IGN (n° 906, dans toutes les bonnes librairies) qui répertorie des dizaines de propositions d’itinéraires.
Ces circuits sont définis et entretenus par les bénévoles de la Fédération française de cyclotourisme (FFCT). Pour une pratique en famille, il faudra vérifier avec soin la sécurisation du parcours. Ceux qui longent les canaux ou les rivières (les voies vertes) sont généralement les plus adaptés aux familles.
Voici une petite sélection d’itinéraires à apprécier sans pare-brise. Comptez en moyenne 50 km par jour pour un adulte, et de 20 à 40 km pour un enfant (à partir de 8-10 ans, selon la pratique).
• En Bretagne, le circuit des abers
Voici un itinéraire de 280 km, formé de deux boucles de 140 km. La première boucle vous permettra d’explorer les magnifiques enclos paroissiaux, trésors de l’art religieux des XVI et XVIIe siècles. La seconde vous conduira sur la côte nord-ouest du Finistère, entre terre et mer, dans l’environnement magique des abers. Ces deux itinéraires vous permettront de découvrir une Bretagne différente, celle du pays de l’Argouat (l’intérieur). Pas de problème de dénivelé mais un seul ennemi, le vent, qui peut faire reculer le cycliste…
• Ile-de-France: la randonnée des sept forêts
Prévoyez au moins sept week-ends ou au mieux dix jours pour faire cet itinéraire en boucle qui compte 1 000 km environ. En fait, le mieux est de piocher au fil des saisons pour explorer les massifs forestiers de l’Ile-de-France : forêt de Rambouillet, forêt de Dreux, forêt de Bord ou encore la forêt de Lyons. En plus, ce sont des itinéraires que l’on peut rejoindre rapidement et facilement par le réseau SNCF de banlieue.
• En Lorraine, le circuit des mines de fer
Pour vous, le voyage se conjugue avec histoire ? Ce circuit d’une centaine de kilomètres répondra à vos attentes. Il vous permettra de sillonner une dizaine de sites de mines de fer qui ont été en activité tout au long du XXe siècle, pour s’éteindre lentement dans les années 1980. Seuls quelques témoignages visuels rappellent l’existence de ces sites. Deux musées (à Neufchatel et à Aumetz) vous permettront de faire une halte et de répondre à toutes vos questions sur cette activité économique qui a façonné toute une région et ses habitants.
• Le “tobbogan cévenol”
Ne pensez pas qu’il s’agisse d’un jeu d’enfant. C’est même tout le contraire. Cet itinéraire de 250 km enchaîne pas moins de vingt-quatre cols et 1 700 mètres de dénivelé. Bref, il est réservé à celles et ceux qui n’ont pas peur de suer sur leur guidon. L’itinéraire part d’Anduze et traverse en particulier le parc national des Cévennes. Autre départ possible (pour ceux qui aiment surtout la descente), le mont Aigoual, qui culmine à 1 567 m. Une randonnée à effectuer exclusivement au printemps et à l’automne.
• Où trouver plus d’infos ?
Vous pouvez vous renseigner auprès de la Fédération française de cyclotourisme (FFCT), association homologuée par le ministère des Sports. Les 95 comités départementaux gèrent, grâce à 120 000 adhérents, des dizaines d’itinéraires sur le territoire français. Quelques propositions sont à télécharger gratuitement sur leur site internet.
» www.ffct.org.
A lire : La France des voies vertes : cyclistes, rollers, randonneurs, par Michel Bonduelle, éd. Ouest France, 28,50 €. Il existe des titres par région.































