Après plusieurs fermetures administratives, la Flèche d’or pourrait bien cesser définitivement son activité à la fin du mois. Aménagée dans une ancienne gare rue de Bagnolet, ce café-concert a essuyé de nombreuses plaintes pour nuisances sonores, et les actionnaires ne semblent pas décidés à payer les 750 000 euros nécessaires pour insonoriser le lieu.
Les élus s’en mêlent
Les multiples plaintes des voisins ainsi que la construction d’un immeuble d’habitation mitoyen auraient poussé la société Trigano, gérant et actionnaire majoritaire, à fermer la Flèche d’or, selon la version officielle. Une autre hypothèse est cependant avancée : Trigano est également propriétaire d’un hôtel chic, le Mama Shelter, situé en face de la salle de concerts, et songerait à transformer l’ancienne gare en salles de congrès. Lundi 6 avril, Ian Brossat, président du Groupe communiste au Conseil de Paris, a fait voter un vœu prévoyant que la Ville veille à ce que la Flèche d’or garde sa vocation artistique.
Grands concerts, petits prix
Cette vocation est largement soutenue par le public. En semaine, entre 300 et 500 personnes viennent chaque soir assister aux concerts. Le week-end, elles sont entre 1 000 et 1 500. “Le succès tient à la programmation et au tarif : 5 euros la semaine, 10 euros le week-end. Avec la consommation !” indique Alexandre Gaulmin, responsable de la communication. Un groupe, qui compte déjà plus de 11 437 membres, a été créé sur Facebook afin de protester contre la fermeture du lieu.
































