La chasse aux petits boulots est ouverte pour les étudiants et lycéens qui souhaitent travailler durant la période estivale. “La meilleure chance pour trouver un job d’été est avant tout de se présenter directement auprès des employeurs près de chez soi et de montrer sa motivation”, estime Isabelle Guérif du Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ). En clair : faire de l’approche directe en allant taper à la porte d’un restaurant ou d’un supermarché.

La concurrence est rude

“La meilleure chance pour trouver un job d’été est avant tout de se présenter directement auprès des employeurs et de montrer sa motivation.” Isabelle Guérif, du CIDJ

De fait, l’hôtellerie-restauration et le commerce demeurent des secteurs qui recrutent les jeunes en nombre, y compris dans les zones non touristiques. Avantage : les emplois de serveur ou d’hôte de caisse ne nécessitent pas de formation particulière. Une bonne présentation et l’aptitude à servir le client de manière professionnelle suffisent souvent pour décrocher un poste. Les sociétés d’assistance embauchent aussi en masse avec, par exemple, Mon­dial Assistance, qui re­-crute trois cents collaborateurs pour juillet et août. Les profils sont cependant plus élevés : bac au minimum et maîtrise d’au moins une langue étrangère.

Cependant, le leader des jobs d’été reste le secteur de l’animation qui, selon Dominique Rodrigues, directrice du Pôle emploi Tolbiac, spécialisé dans les offres d’emploi pour les jeunes, “représente 72% des offres pour la saison”. Ainsi, un groupe comme VTF (résidences et centres de vacan­ces) double son effectif en deux mois, passant de cinq cents salariés à plus de mille. S’il recherche des serveurs et des plongeurs pour ses restaurants, il recrute une majorité d’animateurs. De son côté, une responsable des Affaires sociales de la ville de Paris estime à 1 000 le nombre de personnes recrutées pour intervenir au sein des centres de loisirs de la capitale. “Mais attention, prévient Isabelle Guérif, ces jobs nécessitent des diplômes comme le Bafa et le BAFD.” Ils ne sont donc pas ouverts à tout le monde.

La concurrence est rude entre les postulants. Lors du forum “Journées jobs d’été”, organisé à Paris les 24 et 25 mars derniers, le stand de la mairie de Paris a recueilli plus de mille candidatures en deux jours. Les jeunes doivent donc se montrer pugnaces et motivés, d’autant qu’un phénomène apparaît avec la crise économique : “Sur les salons, nous commençons à voir des demandeurs d’emploi venir chercher un job d’été, affirme Dominique Rodrigues. C’est vraiment nouveau.”