Ils viennent de trois continents. Ils parlent des langues différentes. Mais ils partagent une même éthique du développement durable... et, depuis cette semaine, le grand prix d’architecture durable. Organisé par la Cité de l’architecture et du patrimoine, ce prix récompense cinq architectes dont le travail s’inscrit dans une démarche attentive à l’environnement, aux sociétés et à la diversité. Les prix seront remis en octobre, et, à la même occasion, l’un des cinq lauréats se verra commissionner une réalisation de la part du conseil général des Yvelines, partenaire du prix. Découvrons les lauréats. 

Thomas Herzog (Allemagne)
Né en 1941, cet architecte allemand est considéré comme l’un des fondateurs de l’architecture bio climatique. Déjà dans les années 1970, il publiait des ouvrages de référence sur l’architecture solaire qui depuis inspire toute sa réfléxion.

Sami Rintala (Norvège)
Ancien maçon, le plus jeune lauréat 2009 (né en 1969) consacre sa carrière à l’intersection de l’architecture et de l’art conceptuel. Il s’exprime à travers la lumière, l’espace et les matériaux dans un rapport très directe à la nature, influencé par les paysages sauvages du grand Nord. 

Diébédo Kéré (Burkina Faso)
Ce fils de chef de village burkinabé vit aujourd’hui en Allemagne où il a fait ses  études. Son travail s’adresse à son pays natal où il marie savoir-faire occidental et techniques de construction locales pour n’utiliser que les matériaux qu’il trouve sur place : la terre, la pierre, les briques faites à la main sur place.

Bijoy Jain (Inde)
Après des études aux Etats-Unis, il a fondé le Studio Mumbai à Bombay en 2005 pour mettre son travail au service de son pays natal.  Aujourd’hui, il s’inspire des systèmes de construction et des finissions typiques de la tradition locale, dans une synthèse réussie de la tradition et de la modernité.

Patrick Bouchain (France)
Figure de rupture en France, il regarde l’architecture comme outil politique. Attentif d’abord aux besoins des personnes et de la communauté, il transforme des friches industrielles en lieux de vie. Il n’a pas vocation à construire des monuments, mais des endroits porteurs de sens... surtout pour leurs usagers.