Trouver du travail à 2 900 jeunes diplômés, à 13 000 sans diplômes et à 24 000 seniors. C’est l’objectif de la nouvelle convention annuelle passée entre la préfecture de Rhône-Alpes et le Pôle emploi régional. “Ce sont des indications, car on s’adapte à la conjoncture, mais nous devons tendre vers ces objectifs”, a indiqué hier le préfet Jacques Gérault.

Parmi les priorités, la déclinaison au niveau régional du plan “motivés par l’emploi”, un dispositif qui insiste davantage sur la motivation des candidats que sur leur expérience.

L’industrie en berne

Pour le moment, malgré la crise, le Pôle emploi a réussi à placer 20 000 personnes au mois de mars. “On a des offres dans les métiers de la restauration, du commerce, du bâtiment et des travaux publics, mais dans l’industrie, le chômage flambe”, résume Patrick Lescure, directeur régional de Pôle emploi. Pour éviter que des ingénieurs de la sous-traitance automobile ne quittent la France, le préfet propose des réorientations dans le nucléaire. Par ailleurs, il souhaite accroître le nombre de contrats aidés.

Concernant les retards dans l’indemnisation des chômeurs du Pôle emploi, son directeur s’est voulu rassurant. “Notre priorité, c’est de raccourcir les délais d’indemnisation ; quand on traite 7 000 dossiers en un jour et demi, on est bon. Si l’on dépasse ce rythme, on réaffecte du personnel à ce service.”

Gilbert Giraud, délégué régional CGT, est plus alarmiste. “On a du personnel de l’ANPE qui n’est pas formé à traiter les indemnisations. Certains d’entre eux finissent leur travail chez eux le samedi. Dans certaines agences, on est même obligés de couper le téléphone pour traiter les dossiers sans être dérangés.”