Les étudiants ont des attentes fortes vis-à-vis des transports publics. C’est ce qui ressort d’une enquête qualitative réalisée auprès d’une cinquantaine d’étudiants par l’institut BVA pour Keolis. L’exploitant des TCL a commandé cette étude dans huit villes dont il gère les transports en commun.
Des horaires à adapter
Qu’ils soient à l’université, où les horaires de cours peuvent fluctuer, ou dans des filières aux emplois du temps plus contraignants (IUT, écoles), les étudiants souhaitent des horaires de transport plus adaptés à leur mode de vie, laissant ainsi plus de place à l’imprévu.
“Les étudiants veulent s’affranchir des transports publics, même s’ils en ont une bonne image, c’est pourquoi la voiture a tant d’importance à leurs yeux, car elle est synonyme de liberté”, souligne Bruno Balerdi, de BVA. C’est le cas de Mélanie, 22 ans. Originaire de Vichy et étudiante à Lyon, elle en a assez des TER bondés en soirée.
Pour ceux qui n’ont pas le choix, les transports en commun sont perçus comme une épreuve, particulièrement en période de pointe, lors des retours du week-end, le vendredi soir ou le dimanche soir.
Autre demande forte des étudiants : des moyens de transport qui leur permettraient de sortir en semaine, surtout pour ceux qui résident loin du centre-ville. “Il y a les navettes Pleine Lune à Lyon, mais elles sont pleines à craquer et elles passent loin de chez moi”, déplore Béatrice, qui fustige au passage l’augmentation de son abonnement TCL. Péroline, elle, regrette que les métros lyonnais s’arrêtent avant une heure du matin. “Je suis obligée de rentrer de soirée plus tôt. Je ne prends pas le Vélo’v, car il n’y a pas assez de pistes cyclables à Lyon.”










































