En 1984, lors de la première édition, Sciences frontières faisait au mieux sourire. On était alors loin des notions de développement durable et d’environnement, deux mots qui ne s’inviteront que bien plus tard dans les campagnes électorales.


Vingt-cinq ans plus tard, le festival Sciences frontières s’apprête à recevoir 15 000 vi­siteurs au Pharo pour une série de débats, de projections de films et de conférences.


Animées par une centaine de personnalités scientifi­ques ou politiques, des industriels, des journalistes ou des artistes, ces différentes manifestations ont pour objectif de “répondre aux questions que se pose le grand public sur les enjeux de la science, de l’environnement, du développement durable et des nouvelles technologies”.

Vision de la Terre en 2034
Cette 25e édition sera également l’occasion de tenter de prévoir ce qui se passera dans vingt-cinq ans, en 2034, avec une table ronde dimanche, intitulée “Desti­nation futur”. On pourra aussi s’interroger sur la pérennité de l’espèce humaine sur Terre avec “Soigner la Terre, soigner les hommes”. Une table ronde sera également animée par des femmes, dont Sylvie Gilman, réalisatrice, avec Thierry de Lestrade, du documentaire Mâles en péril, une enquête sur l’impact des composés chimiques sur la fertilité masculine.


Des animations plus lu­diques sont également proposées. On peut, par exemple, de tester un casque qui permet de jouer aux jeux vidéo par la pensée. Un simulateur de séismes ou un planétarium seront à la disposition du public. Entrée libre mais réservation conseillée pour les débats.