Mis à jour 02-04-2009 11:24

Une maison sans chauffage

La “maison passive” permet de combiner écologie et économies

Conçue par l’architecte Jean-Claude Vaillant, cette maison passive consomme de six à dix fois moins de chauffage que la maison moyenne des Français.

Conçue par l’architecte Jean-Claude Vaillant, cette maison passive consomme de six à dix fois moins de chauffage que la maison moyenne des Français.

Photo : AN/Metro

Les Français dépensent en moyenne 160 kilowattheures par m2 chaque année pour chauffer leur logement. La maison passive peut réduire de dix fois cette dépense en utilisant des énergies propres et renouvelables. Voici un petit portrait de l’une de ces constructions qui en font beaucoup pour l’environnement.

Pourquoi,  “passive” ?
“Simplement parce que la chaleur dégagée à l’intérieur de la maison et celle apportée par l’extérieur suffisent à  maintenir une température agréable”, explique Jean-Philippe Ferreira, qui vient de terminer la construction d’une maison passive modèle de 210 m2 qui ne compte sur aucun système de chauffage conventionnel. Le mot d’ordre pour ce genre de construction : “isolation”. Triple vitrage, parois épaisses, isolant en ouate de cellulose, film pare-vapeur, l’orientation de la maison a aussi été établie selon l’exposition au soleil, les vents dominants et les champs électromagnétiques. “Il n’y a rien d’ésotérique ou d’ultra-scientifique à cela, ce n’est que du bon sens”, ajoute le jeune propriétaire aussi entrepreneur dans la construction et la rénovation.

Dans cette maison modèle, deux sèche-serviettes et un mur chauffant alimentés par des panneaux solaires sont les seuls apports de chauffage. Le deuxième secret de la “passivhaus” (un concept importé d’Allemagne) repose sur un système de ventilation double flux appelé VMC (ventilation mécanique contrôlé). Programmé pour maintenir la même température dans chaque pièce, les calories produites par le rayonnement du soleil ou les activités humaines sont aspirées des pièces chaudes et humides pour être redistribuées dans les pièces froides et sèches. Résultat : une température homogène et une maison sans zones froides.

Et les coûts ?
Si les coûts sont relativement plus élevés à l’achat que pour une maison traditionnelle, les économies faites sur les dépenses en frais de chauffage pallient les frais d’investissement. “Ma consommation d’énergie de chauffage se limite à 15 kWh/m2/an alors qu’en moyenne les ménages français consomment de six à dix fois plus. Sur une facture annuelle, c’est 150 euros au lieu de 1 500 !”, déclare le jeune propriétaire.

Maison du futur ?
Pour Jean-Philippe Ferreira, la maison passive n’est pas celle du futur mais celle du présent :  “Elle existe et nous possédons  tous les outils pour la concrétiser.”

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