Premier pas vers l’Est. Avec l’exposition “Berlin change plus vite que mon Cœur”, les rails de la gare Saint-Sauveur nous emmènent vers la capitale allemande.
Premier arrêt : Alexanderplatz et le palais de la République, où siégeait le parlement de l’ex-RDA. Devant la caméra de Reynold Reynolds, les bulldozers réduisent en morceaux ce monument à la gloire du communisme. Depuis la chute du Mur, Berlin a bien changé... “C’est une ville qui cristallise toutes les séparations et toutes les réunifications, explique Blandine Roselle, coordinatrice artistique de l’exposition. “Elle a toujours joué un rôle de double vitrine, à la fois pour l’est et pour l’ouest.” De cette confrontation, il reste de la nostalgie et beaucoup de déchirures.
Deuxième arrêt. Christian Jankowski s’attarde sur le Sittavia. L’hôtel est devenu un miniparc d’attraction, où ont été recréés, dans les moindres détails, la vie du temps de la RDA : pour y accéder, les touristes rendent leur passeport et échangent leur monnaie contre des ostmark L’artiste, impitoyable, y plonge des rescapés du régime et filme leur réaction. En tout, une dizaine de vidéastes sont venues poser leur regard sur la capitale allemande. Terminus le 12 avril.










































