L'air à l'intérieur des crèches n'a pas de quoi rassurer les parents ! Ce sont les conclusions de l'étude sur la qualité de l'air dans les crèches menée par l'Association Santé Environnement France (Asef) présentées hier soir à Aix-en-Provence. Les relevés inquiétants concernent deux polluants : le benzène et les formaldéhydes.
Sur les neuf crèches qui ont été surveillées pendant une semaine entière, six présentaient des taux de benzène au-dessus du seuil de référence. La présence de cette substance, "un cancérigène certain pour l'homme", comme le relève Patrice Halimi, secrétaire général de l'association, "dépend de la localisation des crèches près d'une route nationale, par exemple".
Concernant les formaldéhydes - contenus dans les bois agglomérés et dans les colles synthétiques utilisés pour les moquettes ou le mobilier -, toutes les crèches sont au-dessus des recommandations européennes en matière de qualité de l'air. Quatre d'entre elles sont même au-dessus de la valeur qui présente un risque toxicologique. "Ces substances favorisent l'asthme et les irritations des muqueuses, responsables de toux chroniques chez l'enfant", souligne le pédiatre Patrice Halimi.
Les bonnes nouvelles pour la fin : peu ou pas de traces de phtalates ont été relevées. "Ces molécules, présents dans les plastiques, sont peu volatiles et ne sont donc pas inhalés", précise patrice Halimi.
L’Asef n'en a pas fini avec ses initiatives d'alerte et de recherche sur la santé et l'environnement. Elle va bientôt annoncer la création du premier « registre cancer » indépendant. « Ce registre nous permettra d’obtenir une cartographie précise de la maladie et ainsi pourvoir mieux comprendre et prévenir le risque. Nous débutons par la communauté du pays d’Aix mais notre objectif à court terme reste l’ambition de créer ce registre au niveau régional puis national. » annonce Pierre Souvet, président de l’Asef.
Enfin, l’Asef va créer une association de soutien a ses actions : AGIR. « Nous recevons de plus en plus de demandes pour adhérer à l’Asef. Mais étant une association de médecins, nous ne pouvions y répondre favorablement. Avec AGIR, nous disposerons d’une force supplémentaire pour faire remonter les préoccupations des Français autour des questions de santé-environnementales. Nous sommes tous les acteurs de la santé », explique Patrice Halimi.




































