Les panneaux in­diquant le nom de la rue ne sont pas encore installés, les grues et bétonneuses fonctionnent à plein régime sur les chantiers aux alentours, et pour accéder aux habitations, on doit emprunter des routes garnies de nids-de-poule.

Installés depuis un mois dans leur pavillon de 110 m² du quartier Andro­mède, à Blagnac, Benoît et Ma­rie font office de “colonisateurs” sur ces grands terrains coincés entre le cœur ancien de Blagnac et la zone économique où sont installés le centre commercial et Aéro­constellation.

“C’est un bon compromis entre la ville et la campagne. On a quitté notre appartement de Toulouse pour s’installer à Blagnac, où on a gagné un jardin et une piscine”, expliquent-ils.

L’archi­tec­ture, contemporaine et tout en volume, ainsi que les normes HQE (haute qualité environnementale) imposées aux promoteurs ont fini de les convaincre de s’installer à Blagnac malgré le prix élevé du l’investissement.

Pour Yannick, le voisin du jeune couple, ce sont ces mêmes critères environnementaux qui l’ont incité à quitter la campagne de Pompignan pour s’installer dans ce quartier aux portes de Toulouse.

“Avant, ma maison de 300 m² était gourmande en énergie. Ici, avec les pompes à chaleur, les chauffe-eau solaires et l’isolation des murs, j’espère faire des économies.” A terme, le quartier Andromè­de devrait accueillir près de 10 000 habitants.