Mis en place en février 2006, ce dispositif unique en Europe s’inspire du plan Amber Alert  qui existe depuis plusieurs années aux Etats-Unis et au Canada. “L’objectif est de loca­liser au plus vite les mineurs victimes d’enlèvements” expliquait hier à Metro Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice.

Trois heures de messages
Le dispositif doit réunir quatre critères pour être enclenché :  la victime doit être mineure, il doit s’agir d’un enlèvement avéré, il faut être sûr que la vie de l’enfant soit directement mise en danger, et enfin les enquêteurs doivent disposer d’éléments qui permettent de localiser la victime ou son ravisseur.

La responsabilité de dé­clencher ce plan revient au procureur de la République, après concertation avec les unités de police et de gendarmerie chargées de l’enquête.

Les  télévision, les radios, les agences de presse, les gares, les panneaux d’autoroute et l’Ins­titut national de l’aide aux victimes multiplient alors les messages flash pendant trois heures.

Les sept premières alertes ont permis de retrouver les enfants sains et saufs. “Dans le cas d’Elise, de nombreux témoignages im­portants sont parvenus aux enquêteurs grâce à ce dispositif”, rappelle Guillaume Didier.

Reste qu'une polémique demeure : le plan alerte ne doit être déclenché qu'en cas de menace de mort. Et ce n'était pas le cas pour Elise.