Y a-t-il des effets avérés des pesticides sur la santé humaine?
Les études qui existent concernent les utilisateurs, comme les agriculteurs. Elles ont montré que ces professionnels présentaient un risque plus élevé de développer des maladies neurodégeneratives, des troubles de la reproduction et certains cancers. Il n'y a pas d'études faites sur les effets des résidus de pesticides sur la population générale, en comparant par exemple un groupe qui s'alimente de produits bio et un autre consommant des produits non bio. Une étude au Danemark a en revanche montré des effets sur la fertilité masculine, mais il faudrait suivre des populations sur des dizaines d'années pour avoir des données épidémiologiques.
Peut-on en conclure à une absence de risques?
Nous sommes condamnés à appliquer le principe de précaution. Les effets potentiels du mélange de ces substances dans nos assiettes, ce qu'on appelle l'effet "cocktail", n'ont pas été testés. On peut ingérer des résidus de 20 substances différentes au cours d'un même repas, ce qui nous fait dire qu'il faut viser l'objectif d'avoir le moins de résidus possible, voir aucun, dans les produits agricoles.
Que peut-on faire pour encourager une réduction de l'utilisation de ces substances?
Au quotidien, on peut choisir de consommer des produits bio. Aujourd'hui, c'est le seul label qui garantit des cultures sans produits chimiques de synthèse. C'est pourquoi il est important de développer un label pour la production intégrée, qui réduit de moitié l'utilisation de produits phytosanitaires.
La semaine sans pesticides, qui se déroule du 20 au 30 mars, est une initiative du MDRGF. Plus d'infos sur www.semaine-sans-pesticides.fr.












































