Mis à jour 19-03-2009 07:06
La sensation Fredo Viola
Rencontre avec le chanteur new-yorkais aux mille voix, auteur d’un album étonnant

Fredo Viola
Photo : DR
Né à Londres, escale à Rome, élevé à New York, Fredo Viola, 39 ans, sort son premier album, The Turn. De l’Italie, il garde une obsession pour Fellini, Visconti, et le goût des pâtes, de l’huile et de l’ail. Le reste est incontestablement américain. Chorales, cours de piano, de violon, peinture, vidéo, design d’animation, création promotionnelle pour de grandes marques, Fredo Viola est un touche-à-tout. Frôlant la quarantaine, l’artiste s’est laissé aller à la composition de son premier disque. Folk singer influencé par le classique, marqué par l’électro, l’artiste déploie un éventail vocal jamais vu. Sensationnel et enviable.
Sur votre disque, vous faites toutes les voix. Comment faites-vous en concert ?
C’est le problème de mon disque. (Rires.) “The Sad Song” est très difficile à faire en live. Il me faut un groupe vocal, des voix sur ordinateur, et moi-même, sinon, c’est techniquement impossible. Forcément, les versions des titres en concert ne seront pas les mêmes que sur le disque, mais je pense qu’elles seront très bien !
Sur certains morceaux, vous utilisez un langage inconnu. Comment ceux qui ne le connaissent pas peuvent-ils le reproduire ?
C’est tout le problème, bien plus que les intervalles. La création de sons, de ce charabia personnel, est difficile à reproduire, comme les accents toniques que je peux mettre, et qui changent tout dans la chanson. Pour cela, je dois avoir des sons pré-enregistrés.
Parlez-nous de votre collaboration avec Massive Attack…
C’est eux qui m’ont contacté, mais je ne suis pas sûr qu’ils vont utiliser ma voix sur l’album. J’ai été à Bristol et, pour la première fois de ma vie, je chantais devant des gens. Ils m’avaient envoyé des sons en MP3 par Internet, et j’ai dû improviser dessus. C’était très troublant et passionnant.
Les images ont gardé une importance pour vous…
Je suis vidéaste au départ. L’univers que je crée avec ma voix se reproduit dans les images. Je ne pourrais faire l’un sans l’autre.





