“Nous faisons partie de l’industrie du sexe sauf que nous ne répondons à aucune logique de productivité. Avec notre activité artisanale, on se rapproche plutôt du cadre des ultra libéralistes.” Isabelle, 32 ans se prostitue depuis dix-huit ans.
Comme beaucoup de ses consœurs et de ses confrères, cette travailleuse du sexe n’a pas honte de son métier qu’elle a choisi et qu’elle revendique, contrairement aux filles jetées de force sur le trottoir.
Un sujet qui dérange
Mais dans une société où le sexe est devenu un business comme un autre, avec la vente à domicile de sex toys, la multiplication des salons de l’érotisme ou encore la présence imposante de bars de striptease, la prostitution demeure un sujet tabou.
Pourquoi ces femmes qui font commerce de leur corps dérangent-elles autant ? Pourquoi la prostitution ne serait-elle qu’une activité violente et forcée ?
“Une prostituée, c’est comme un confessionnal, on peut tout dire en sachant qu’on ne sera pas jugé”, analyse Sonia qui avoue avoir beaucoup de tendresse pour les hommes qui font appel à ses services.
Parsemées de témoignages forts, Les travailleu(r)ses du sexe est un documentaire touchant sur la prostitution, doublé d’une réflexion passionnante sur la complexité des rapports humains et l’hypocrisie ambiante.










































