La nouvelle est tombée à midi pile hier : c’est la ville d’Annecy qui a été choisie par le Comité national olympique et sportif pour représenter la France dans la course aux JO de 2018.
La candidature savoyarde a recueilli 23 suffrages, contre 10 pour Nice, qui se classe deuxième devant Grenoble (9 voix) et Pelvoux. Une position qui était devenue presque inespérée après les conclusions du rapport d’expertise, qui plaçait Nice troisième et quasiment au même niveau que Pelvoux.
“On s’est battus contre des a priori”
“Nous respectons ce choix, c'est une victoire que nous voulons partager avec Annecy”, a lancé Christian Estrosi depuis le siège parisien du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), près du stade Charléty, où est tombée la décision hier.
Le député-maire de Nice a regretté de n’être à la mairie que depuis un an, et de n’avoir donc pas pu préparer plus en amont la candidature niçoise. “Cette candidature nous a permis de faire connaître nos montagnes !” notait-il cependant, avant d’évoquer de nouvelles ambitions.
La nouvelle de l’élimination de Nice est arrivée en temps réel dans l’hémicycle du conseil général des Alpes-Maritimes, où l’on votait le budget (lire p.10). Certains élus, connectés sur le site Internet du CNOSF, ont appris la mauvaise nouvelle à l’assemblée. “On s’est battus contre des a priori, je ne peux qu’exprimer notre déception”, a souligné, à chaud, le président Eric Ciotti.
Déçu aussi, Patrick Allemand : le leader socialiste et premier vice-président de la Région Paca, selon lequel “on ne pourra pas dire qu’il y a eu un manque de soutien politique sur ce dossier.”
“Combien ça va nous coûter ?”
Seul à ne pas être déçu, le groupe communiste : “Depuis le premier jour, nous avions jugé cette candidature inopportune”, a lancé Jacques Victor. Robert Injey, le secrétaire départemental du PCF, se pose désormais la question du coût de cette candidature.
“On ne sait pas encore combien, mais on estime que ce sera entre 3 et 5 millions d’euros, tout cela à la charge des contribuables”, dénonce-t-il.
Sur la même position, les Verts ont compté 286 000 euros pour la phase de “pré-requérance” (celle qui s’est achevée hier avec la décision d’Annecy), et ils s’attendent que la facture grimpe encore beaucoup.



































