Après les échecs de Cinq sœurs sur France 2, de Seconde chance, sur TF1 et de Pas de secret entre nous, sur son antenne, M6 prend le pari risqué de lancer cette semaine une nouvelle série quotidienne made in France : Paris 16eme.
L’histoire ? Celle de Lorène, une jeune provinciale qui, à la mort de ses parents, se retrouve propulsée dans l’univers friqué d’une famille du XVIe, le quartier huppé de la capitale. Secrets, trahisons et manipulations sont au cœur de ce feuilleton qui, depuis une semaine, est au centre d’une polémique lancée par Frédéric Truskolaski, le créateur de la série.
Ce dernier accuse M6 et la société de production Calt d’avoir dénaturé son projet. “J’avais proposé à M6 une série pour adolescents haut de gamme à l’américaine avec un casting original et des décors en extérieur. J’ai tous les papiers pour le prouver. Alors que M6 avait validé le pilote, la chaîne a choisi au dernier moment de changer son fusil d’épaule pour surfer sur le succès de Plus Belle la vie et faire un sitcom à la française, sans aucune originalité, et qui vise un large public.”
Codes à la française
“M6 a donc viré la moitié des comédiens dont Marie Sophie L et Jean Louis Tribes, a engagé d’autres auteurs et a complètement sabordé le concept de base pour imposer ces fameux codes à la française et copier le feuilleton de France 3”, assure Pierre Bégué, l’un des comédiens du pilote très remonté contre la chaîne.
Du côté de M6, on ne comprend pas l’origine de cette polémique. “On est tombés des nues car on n’a jamais travaillé directement avec Frédéric Truskolaski, qui n’est qu’un des auteurs de la série et non le créateur. Son pilote n’a jamais été validé car il nous aurait coûté trop cher. Et puis chez M6 on a l’habitude de laisser une grande liberté aux auteurs. Regardez Kaamelott ou Caméra café. Avec Paris 16eme, on savait dès le départ ce qu’on voulait et on est très contents du résultat final.”
Résultat que le public peut juger à présent tous les soirs à 17 heures sur M6. Car, malgré toutes les polémiques, c’est toujours lui qui a le dernier mot...




































