Une victoire contre le Real Madrid ce soir à Anfield, et Liverpool rejoindrait les quarts de finale de la Ligue des champions pour la quatrième fois en cinq ans. Une incroyable régularité au plus haut niveau européen que les Reds doivent en grande partie à un homme : Rafael Benitez.
Recordman européen des Reds
Arrivé sur les bords de la Mersey en 2004, l’Espagnol a transformé la ville des Beatles en une véritable machine de guerre en Europe, à même de faire déjouer les cadors du Vieux Continent. La dernière victime du sorcier fut le Real, il y a quinze jours, qui restait pourtant sur 10 buts en Liga.
Car avec l’Europe, Rafael Benitez vit une véritable histoire d’amour, entamée avec Valence en 2004 (Coupe de l’UEFA), poursuivi l’année suivante par une victoire impensable en Ligue des champions contre Milan, gage d’une popularité immuable.
Le roi des chiffre
Depuis, les chiffres parlent d’eux-mêmes : une finale en 2007 et une demie en 2008 pour un total de 40 victoires, 18 nuls, 13 défaites. Excusez du peu ! Mieux, le 26 novembre, l’Espagnol est devenu l'entraîneur des Reds à avoir dirigé le plus de matches dans des compétitions européennes (66), effaçant des tablettes le record du légendaire Bill Shankly.
Si, en Europe, les feux sont aux vert, du côté de la Premier League, c’est le trou noir. Pour preuve, trois jours après la victoire à Madrid, les Reds n’ont rien trouvé de mieux que de s’incliner à Middlesbrough, pourtant relégable. C’est bien les limites de la méthode Benitez et les griefs qui lui sont souvent reprochés : fin tacticien contre les grosses écuries européennes et britanniques, l’Espagnol donne parfois l’impression de se désintéresser des matches moins prestigieux.
Partira, partira pas ?
Conséquence, ce n’est pas encore cette année que Liverpool, équipe à laquelle il a donné le profil d’un spécialiste de Coupe, devrait mettre fin à ses dix-neuf ans de disette en Championnat. Des résultats en dents de scie qui ajoutés aux refus successifs de prolongation de contrat du technicien espagnol ont relancé une énième fois les rumeurs de son départ, allant jusqu’à affoler les sociétés de jeux en ligne qui ont récemment suspendu les paris liés à son avenir. Toujours sur le départ, jamais partant, l’Espagnol s’en est toujours remis, pour l’instant…





































