Sujet important de la dernière campagne municipale il y a un an, la propreté reste l’une des préoccu­pations des Lillois. Si les moyens ont été renforcés, les poubelles et autres dé­chets, qui “fleurissent” tout au long de l’année sur les trottoirs de la capitale des Flan­dres, dégradent toujours le cadre de vie et l’attractivité touristique.
“Rien n’a changé depuis les municipales, dénonce Sébastien Huyghe, chef de file (UMP) de l’opposition. Lille est considéré comme l’une des grandes villes les plus sales de France.” Selon lui, le problème viendrait d’un “manque de coordination entre les services d’enlèvement, notamment au ni­veau de la communauté urbaine”.

Davantage de répression ?
Sous le Beffroi, on évoque un dispositif plus étoffé, qui devrait finir par porter ses fruits. A commencer par la brigade propreté, créée il y
a un an et demi, qui, après avoir favorisé la prévention, va s’attacher à plus de répression : “La brigade, composée de dix agents, dresse quel­que 1 000 procès-verbaux par an”, se félicite Jacques Richir, adjoint à la propreté.
Pour autant, l’information reste une priorité à ne pas perdre de vue : “Beau­coup d’habitants ne sont pas informés par leur propriétaires des horaires d’enlèvements”, ajoute-t-il. Sans parler, des habitants de maisons découpées en studios, qui ne comportent pas de parties communes.
Si l’amende d’un dépôt sauvage peut aller de 63 à 110 euros (quand l’identité est retrouvée dans les sacs-poubelle), l’usage de “correspondants propreté” aurait des effets pervers, selon des riverains : “La ville envoie des camions pour ramasser, mais elle ne sanctionne pas les mauvais comportements, se plaint Laurent Plancke, président de l’association Fives pro­pre. Il faut marquer les esprits en verbalisant plus !”