Un an après votre élection, quel premier bilan tirez-vous ?
Les premiers mois ont été extrêmement difficiles.
Il fallait gagner la confiance des gens. Je n’ai pas voulu être maire de Nice pour être un notable. Mais si je n’avais pas été candidat, la ville serait tombée aux mains de la gauche. La capitale de la Côte d’Azur tirait le département vers le bas.

Les "Vélos bleus", promis en cent jours, vont-ils arriver bientôt ?
La procédure a été lancée en cent jours ! Les travaux d’installation des stations dé­buteront dans un mois et de­mi, et on circulera avec les vé­los en juillet. Ils sont de 2 kilos plus légers que les Vélib’.

Le visage de l’avenue Jean-Médecin va-t-il changer ?
Pour moi, 2009 sera l’année de la matérialisation de la piétonisation, pour faire de l’avenue Jean-Médecin une très belle artère. Nous allons refaire les trottoirs, installer des bacs avec des arbres, créer une piste cyclable et installer un éclairage public plus puissant.

Le tramway est victime de on succès aux heures de pointe. L’achat de nouvelles rames est-il envisagé ?
Nous allons rallonger les rames avec des modules de 11 mètres. La capacité passera de 215 à 300 places. Nous attendons la première rame "longue" pour 2012. L’achat de plusieurs nou­velles rames "courtes" devrait également intervenir dès le second semestre 2010.

Pourra-t-on bientôt descendre et remonter dans le tram avec le même ticket, comme le réclament les commerçants ?
Je le souhaite depuis longtemps. Le ticket sera valable une heure vingt, comme c’est déjà le cas pour la gratuité des parkings. Ce sera voté le 27 mars au conseil de la communauté urbaine, et en vigueur en avril.

Un tiers des tués lors d’acci­dents sur la voie publique à Nice sont des piétons, généralement sur les axes à forte circulation comme la Prom. Comment éviter ces drames ?
La Promenade des Anglais ne doit plus être une autoroute. Avec l’arrivée de la ligne 2 du tramway, nous allons passer à la même vitesse de circulation que la Croisette.

Vous parlez de la ligne 2 comme si son tracé était déjà décidé...
On tue la ville si le tramway passe ailleurs que sur la Prom ! On ne peut pas repartir sur quatre ans de travaux et paralyser la ville.

La ville va beaucoup investir dans la vidéosurveillance. Est-ce bien utile ?
Je vous donne un exemple : la semaine dernière, deux heures après une fausse alerte à la bombe à la cathédrale Sainte-Réparate, nous avons coffré l’auteur grâce au visionnage de la bande enregistrée. Aujourd’hui, les nouvelles technologies sont ce qu’il y a de plus efficace pour élucider les affaires.

L’idée de la "réserve citoyenne", que vous avez lancée pendant la campagne, a créé la polémique à gauche, qui parle de retour aux milices. Vous comptez toujours la mettre en l'oeuvre ?
Ce n’est rien d’autre qu’une forme de bénévolat citoyen. Les gens qui en feront partie seront d’an­ciens policiers, gendarmes, médecins... Ils suivront un stage de moralité et seront accrédités par la mairie.

Vous aviez également annoncé la création de cinquante postes pour que les délinquants condamnés à des travaux d’intérêt général (TIG) oeuvrent pour la ville...
C’est fait ! Depuis novembre, 43 "tigistes" peuvent être placés dans les services de la propreté, des espaces verts ou de la police municipale.

En matière de logement, vous pensez tenir la promesse de 1 500 logements sociaux par an ?
Lissé sur les cinq ans, j’y serai ! Cette année la ville et la communauté urbaine investissent au total 32 millions, pour construire ou remettre sur le marché 3 000 logements.

Comptez-vous racheter le bâtiment de l’hôpital Saint Roch, que le CHU souhaite vendre ?
La communauté urbaine va devoir faire l’acquisition d’un siège pour installer les bureaux de son personnel. Il y a une opportunité à saisir. Nous y accueillerons peut-être des services administratifs mutualisés avec la ville et le conseil général, ce qui nous ferait faire des économies.

On sera fixé dans huit jours concernant la candidature française aux Jeux olympiques 2018. Vous êtes confiant ?
Il ne faut pas faire d’excès d’optimisme : ce sera très serré. Mais nous avons fait un beau parcours, et surtout nous avons gagné notre crédibilité. Notre dossier technique est très bon.