Depuis le 11 juillet 2008 et la sortie de l'iPhone 3G, 70 pays commercialisent le téléphone mobile d'Apple. A ce jour, plus de 17 millions d'iPhone ont été vendus de part le monde. Un succès qui s'accompagne du développement de l'App Store, cette boutique permettant l'installation sur son terminal de toutes sortes d'applications gratuites ou payantes, utiles... ou pas.

A son ouverture, l'App Store comptait environ 500 applications à destination des iPhone et des iPod Touch. En janvier 2009, soit sept mois plus tard, ce sont trente fois plus de petits logiciels, soit 15.000 applications, qui sont disponibles. Apple revendique 500 millions de téléchargements, tous produits confondus.

Exclusivité des applications
La raison de ce succès ? "Ces applis sont développées tout spécifiquement pour l'iPhone. Donc elles tirent pleinement le bénéfice des fonctions révolutionnaires du terminal comme l'écran multitouch, l'accéléromètre ou encore la puce GPS", explique un porte-parole d'Apple.

Ensuite, il est possible de télécharger aussi bien ces applications depuis son ordinateur, via iTunes, ou directement depuis l'iPhone, quasiment en un clic. Enfin, n'importe qui peut développer une application, depuis un particulier jusqu'à une multinationale.

Les jeux avant tout
"La catégorie qui remporte le plus de suffrages est indéniablement celle des jeux, qu'ils soient payants ou gratuits", affirme le porte-parole. Environ 25 % des applications de l'App Store sont à connotations ludiques. Sans être réellement un jeu, Shazam est sans conteste une des plus populaires.

Il suffit de la lancer puis de siffloter l'air d'une chanson et cette application identifie le nom du morceau et son auteur. Idéal quand on a un air qui trotte dans la tête mais qu'on ne trouve plus l'auteur ni le titre. L'application - qui est gratuite - a déjà été téléchargée plus de 4 millions de fois, selon Apple.

Si le succès populaire est bien là, Apple reste nettement plus discret sur les revenus. La société, cotée en bourse, ne dévoile aucun chiffre. Elle se borne à indiquer que les revenus générés par les applications payantes (entre 0,79 euro et 5 euros pour les appli grand public) sont répartis à 70 % pour le développeur et 30 % pour la marque à la pomme.