• En tant qu’artiste, que pensez-vous de cette loi ?
J’y suis totalement favorable. Si je monte au créneau aujourd’hui, ce n’est pas pour défendre mon bout de gras. A titre personnel, j’ai la chance que mon album se vende bien. Je m’engage car il est primordial que les gens comprennent qu’aujourd’hui, ce sont les petits métiers, les petits labels et les jeunes artistes qui souffrent directement du piratage. Au delà de la chute vertigineuse des ventes de disques, il faut bien saisir que le piratage est un frein incroyable à la création et au développement de projets artistiques.
• A vos yeux, c’est aussi une façon de préserver la diversité culturelle française ?
Mis à part la France, l’écrasante majorité des autres pays au monde diffusent 80% de musique anglo-saxonne, contre environ 40 % dans les médias français. Découvrir des talents, faire confiance à des jeunes, développer leur musique en leur donnant les moyens de faire un disque…tout cela coûte cher. Je pense qu’il serait insensé de ne pas prendre ce facteur en compte, et de tomber dans une uniformisation, qu’elle soit musicale, cinématographique ou autre.
• Et vous, avez-vous déjà téléchargé ?
Sans être de mauvaise foi, mon plaisir c’est d’acheter des disques. Avoir le support, lire le livret, la pochette, et je ne parle pas des vinyls. Une fois, on m’a prêté l’intégrale de Duke Ellington, qui avait été téléchargée sur deux ou trois disques. Je ne l’ai jamais écouté, sans doute parce que c’était trop impersonnel. Aujourd’hui, j’écoute parfois Deezer, et je suis un bon client de l’Apple Store. Mais, un très bon client (rires)…










































