Rapidshare, Mininova, Megaupload, The Pirate Bay… Ces sites Internet drainent des millions de visiteurs par jour et figurent parmi les meilleures audiences du Web, à côté des mastodontes que sont Google, Yahoo ou MSN. Leur point commun ? Ils sont légaux mais sont souvent utilisés par les internautes pour s’échanger des fichiers protégés par le droit d’auteur. Car c’est là toute la complexité du problème : les utilisateurs ont toujours eu un temps d’avance sur les législateurs et profitent à fond de toutes les opportunités que leur laisse le Net.

Des films avant leur sortie
Ainsi, des sites comme Rapidshare ou Megaupload, pensés à l’origine pour faciliter l’échange de fichiers lourds, sont souvent détournés de leur but initial pour faire profiter les autres internautes des derniers films sortis en salles. La réputation des Mininova, Pirate Bay et autres Torrentz est encore plus sulfureuse. Ces sites sont des moteurs de recherche de "torrents", des fichiers contenant souvent un film, un épisode de série ou un album, téléchargeables en quelques minutes seulement. Il n’est pas rare d’y trouver des blockbusters avant même leur sortie…

Facile comme un clic
Autres sites qui ont marqué l’actualité ces dernières semaines : les sites de streaming. Ceux-ci renvoyaient sur des films hébergés sur des plates-formes de vidéo comme DailyMotion ou YouTube. Sous la pression, Beemotion a récemment été fermé, mais d’autres, comme Allostreaming, restent actifs. Enfin, il peut être encore plus facile de télécharger un fichier protégé sur le Net. Il existe en effet des "add-on", des extensions que l’on peut ajouter à son navigateur (Internet Explorer, Firefox…), capables de "scanner" une page pour y détecter des fichiers multimédia. Il ne reste plus qu’à cliquer pour avoir, sur son ordinateur, le fichier mp3 déposé par un artiste lui-même sur son site MySpace. Les députés qui vont examiner la loi Hadopi ont bien du travail…