Le ministre du budget Eric Woerth a présenté son projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux sur internet, au 1er janvier 2010. Il sera désormais possible de jouer de l’argent sur les sites de poker ou de paris sportifs, qui était jusqu’à présent basés à l’étranger.
Pourquoi ce changement ?
Il s’agit d’une demande de la Commission européenne, qui impose à tous ses états membres de stopper tout monopole sur les jeux d’argent en ligne (pour le moment seuls le PMU et la Française des jeux étaient autorisés).
Que représentent les Jeux en ligne ?
Selon une enquête du cabinet indépendant Precepta, le marché français aurait généré quelques 300 millions d’euros en 2007. Mais pour le ministre, le "marché potentiel" annuel du jeu en ligne en France se situerait entre "2 et 3 milliards d'euros".
Qui va en profiter ?
Nombreux grands groupes français fourbissent leurs armes pour s’implanter sur ce marché. Si le groupe Partouche a déjà annoncé l’ouverture de son site, se mettant ainsi hors la loi, le groupe Amaury (L’Equipe) a signé un partenariat avec le site de paris sportifs Bwin. Orange, M6 ou Yahoo sont également sur les rangs. D’autres moins importants signent des alliances (BetClic et Mangas Capital Gaming).
Quel manque à gagner pour l’Etat ?
L’opération se veut neutre pour le gouvernement. Actuellement 75% des jeux d’argent sur internet lui échappe. Après cette loi, des licences seront distribuées par une autorité indépendante. Les sites de poker devront reverser 2% de leurs gains à l’Etat, et 7,5% pour les sites de paris.
Quels risques après la loi ?
Le projet prévoit que l'organisation illégale de paris sur internet sera désormais punie de 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.


































