Réussir à ce que 32 associations, très différentes, restent ensemble mobilisées au bout de deux ans, c’est un vrai petit miracle ?
Il existe un vrai consensus sur les solutions au mal logement. On a exposé clairement cent revendications fortes il y a un an déjà. Nous sommes pragmatiques, pas utopiques. Malgré les promesses de Fillon, que nous avons rencontré trois fois en 2008, la situation empire.
Après quelques mois d’absence, comment abordez-vous cette nouvelle année de lutte contre le mal-logement ?
Nous continuons d’alerter, de débattre, d’aider à monter les dossiers Dalo. Le but est de faire comprendre aux citoyens – sans abri, mal- logés, ou pas – qu’il faut créer un consensus contre le mal- logement, qu’une rupture est possible, sinon l’Etat continuera à se désengager.
Et le problème sera toujours considéré comme saisonnier.
C’est aux associations d’expliquer qu’une mauvaise politique publique du logement coûte plus cher qu’un investissement nécessaire à une bonne politique. Les gens voient bien que payer des chambres d’hôtel est incohérent, que les familles mal-logées se détruisent, que le mal-logement touche tout le monde, que la situation est kafkaïenne depuis quarante ans !
De nouvelles actions en vue ?
On a toujours dit que si les promesses ne sont pas tenues, on reviendrait avec des tentes. Oui, les Don Quichotte préparent une mobilisation, via un site Internet qui n’est pas encore en ligne, donc je n’en dirai pas plus. Trop souvent, on me retire le fond pour ne mettre en lumière que la forme. Aujourd’hui, je ne veux parler que du fond.


































