Débats sur la pelouse, musique, cantine de fortune… l’ambiance était déjà très animée à Lyon-II, dans la cour de l’université des Quais, après l’assemblée générale qui a décidé du blocage du site pour une semaine. Quatre cents étudiants ont pris part au vote. 

“La présidence est avec nous”

“Le blocage est le seul moyen de faire comprendre aux étudiants qu’il se passe quelque chose de très grave avec la loi sur l’autonomie, expliquait hier Tayeb Tounsi, porte- parole de la coordination étudiante. On a voté un blocage ouvert, les étudiants pourront venir, on invitera les professeurs à faire des cours sur la réforme de l’université, ça se passera mieux que l’an dernier car la présidence est tacitement avec nous, en ne demandant pas de compter les absents.”

Aldo, lui, regrette cette décision. “C’est une minorité qui bloque. Je suis étudiant étranger, je paye 400 euros par mois et je n’ai pas la liberté d’étudier.”

Le campus de la Doua sera aussi bloqué à partir de mercredi, à l’issue d’un vote qui a réuni 500 étudiants. “On a voté le principe du blocage, mais ça va être compliqué de bloquer une soixantaine d’établissements”, re­connaît Olivier Gandrillon porte-parole de Sauvons la Recherche. Pour lui, cette décision est inévitable. “Après cinq semaines de grève, le gouvernement ne donne que des clopinettes. On parle de gels de suppressions de postes, mais le CNRS va procéder à des suppressions massives d’emplois.”

Bron pourrait suivre

Le campus de Bron de Lyon-II tient une AG jeudi. L’IEP est déjà bloqué depuis une semaine. Une nouvelle manifestation est programmée demain à 14 heures, place des Terreaux.