Les diagnostics immobiliers sont une étape obligatoire pour finaliser la vente ou la location d’un bien, mais “c’est une prestation qui a un certain coût, donc les gens le font au dernier moment”, nous explique Guillaume d’Argouges, directeur technique chez Allo Diagnostic.

La remise au lendemain de ces expertises est d’autant plus habituelle que certaines d’entre elles n’ont qu’une validité limitée : “Six mois pour les termites, un an pour le plomb ou trois ans pour le gaz et l’électricité.” Mais les experts conseillent fortement de le faire avant, un diagnostic tardif pouvant permettre à “l’acquéreur potentiel de renégocier le prix en voyant les résultats”.

Bien choisir le diagnostiqueur
S’y prendre à l’avance permet aussi de mieux choisir son diagnostiqueur ; l’Union française des consommateurs met d’ailleurs en garde contre ces sociétés. Les tarifs peuvent différer de 50%, “mais il faut se méfier des prix d’appel trop bas”, nous alerte la juriste Marie de Prandieres.

L’UFC a également révélé des expertises passant à côté de présence d’amiante, et comportant des discordances importantes dans l’évaluation des consommations énergétiques, ou encore dans le diagnostic du gaz. Pour éviter ce genre d’erreur, Marie de Prandieres recommande de “vérifier que l’agent soit certifié pour chaque diagnostic fait sur le bien, et d’éviter de prendre le diagnostiqueur qui a été conseillé par l’agent immobilier”.