Chavez aime les Vénézuéliens. Et attend qu’ils lui déclarent leur flamme dans l’isoloir. Pour ses dix ans au pouvoir, le président du Venezuela offre un énième référendum à ses administrés. A la clé, des élus et surtout un chef de l’Etat qui pourront se représenter indéfiniment, alors que la constitution actuelle limite l’exercice du pouvoir à deux mandats.
Cette nouvelle consultation populaire est d’ores et déjà taxée de dérive autoritaire par les opposants du "soldat de la révolution". Des dizaines de milliers de personnes, aux couleurs d’un "non" peu audible dans les médias officiels, ont manifesté samedi dernier dans les rues de Caracas. Une goutte d’eau face à la marée de fans d’Hugo Chavez, habillés de rouge et très organisés, qui font de la campagne pour le « oui » une grande fête populaire.
Au cours de ses dix années de pouvoir, le président a fait vivre le pays de la rente pétrolière. Au détriment d’un réel développement économique du pays et au prix d’une allégeance plus ou moins forcée des habitants.
Hugo Chavez justifie cette modification de la loi fondamentale, déjà sollicitée en 2007, par la nécessité d’un délai supplémentaire pour édifier le "socialisme du XXIe siècle" dans son pays. Et réaliser enfin la "révolution bolivarienne" dont il rêve. Si le "non" l’emporte, Chavez devra quitter le pouvoir en 2012 à l’issue de son deuxième et dernier mandat. A moins que le "presidente", ami de Fidel Castro et chef des armées, n’en décide autrement.








































