Un officier français du 35e régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes a été tué ce mercredi en Afghanistan au cours d’un accrochage avec des insurgés dans la province de Logar, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Kaboul, a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué. L’accrochage, qui a tué un interprète afghan et a gravement blessé un brigadier chef appartement également au 35e régiment basé à Tarbes, a suivi l’explosion d’une mine artisanale. Le blessé a été évacué vers l’hôpital militaire de Bagram.
Tous trois participaient à une "patrouille motorisée avec une section de l'armée nationale afghane", précise le communiqué. Les deux militaires français assuraient la formation de cette section dans la province du Logar.
Nicolas Sarkozy a fait part de sa "vive émotion" et a réaffirmé dans un communiqué son "soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes". Le chef de l'Etat a également "exprimé la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au rétablissement de la paix en Afghanistan".
Le décès de mercredi porte à 25 le nombre de militaires français morts en Afghanistan depuis l'arrivée des premiers contingents en janvier 2002.
Dans la journée, des attaques perpétrées par sept kamikazes et revendiquées par les talibans, ont fait 26 morts à Kaboul, en plus des sept assaillants, selon un dernier bilan communiqué à l’AFP par le ministère de la Santé d’Afghanistan.
Cette série d’attaques meurtrières a commencé par un double attentat suicide dans le nord de Kaboul, à l’entrée de l’immeuble de l’administration pénitentiaire. Deux kamikazes ont tenté de se frayer un chemin à l’intérieur du bâtiment avec les bombes qu’il portaient sur eux, après avoir ouvert le feu sur des gardes. Un journaliste de l’AFP a constaté que le sol du bâtiment était maculé de sang. Quatre personnes semblaient être mortes et plusieurs policiers étaient blessés. L’entrée principale du ministère était complètement détruite et les vitres toutes brisées, a-t-il rapporté.
Le ministère de la justice a ensuite été pris pour cible, des kamikazes ont réussi à s’introduire dans le ministère et ont rapidement été encerclés par les forces de l’ordre. Quatre kamikazes ont été tués au cours d’un échange nourri de tirs, a précisé un responsable des services de renseignement.
"Nous étions dans nos bureaux quand nous avons entendu une explosion", a raconté un employé de ce ministère à la télévision privée Tolo. "J'ai vu les corps de trois personnes par terre au 2e étage, dont celui d'un collègue", a précisé ce témoin.
Puis c’est le ministère de l’Education nationale qui a été visé par un septième kamikaze qui a été abattu par les gardes de sécurité devant le bâtiment.
Ces attaques interviennent alors que le président américain Barack Obama doit prendre dans les prochains jours une décision quant à l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan. De son côté, le commandement des forces américaines a demandé jusqu'à 30.000 troupes supplémentaires, dont trois brigades de combat en plus, pour renforcer les quelques 70.000 soldats des forces, américaines et commandées par l’OTAN, présentes sur place








































