Alors que le Marine Stewardship Council (MSC) fête ses 10 ans cette année, pour la première fois, une pêcherie française s’engage dans ce programme de certification pour une pêche durable. La pêcherie de sardine de bolinche de Bretagne a débuté hier le processus d’évaluation en vue d’obtenir le certificat MSC. Un organisme de certification, le Bureau Veritas Certification, ainsi qu’une équipe d’experts scientifiques indépendants examineront l’état des stocks, l’impact de la pêcherie sur l’écosystème et évalueront son système de gestion. Le dossier sera enfin remis au MSC pour validation. Il faudra entre 12 et 18 mois pour que les produits puissent enfin afficher le logo MSC.
La première pêcherie française en MSC
« Nous nous réjouissons de l’entrée de la première pêcherie française dans le programme MSC et espérons qu'elle obtiendra sa certification », déclare Nicolas Guichoux, directeur Europe du MSC. « Au cours de ses dix années d’activité, le MSC a gagné la confiance d’un grand nombre d’acteurs de la filière pêche à travers le monde. Nous sommes heureux de voir que l’Association des Bolincheurs de Bretagne veut être l'initiatrice du projet dans l’Hexagone», poursuit-il. Une démarche que le MSC souhaite voir s’étendre à d’autres opérateurs français.
Chercher de nouveaux marchés
Didier Le Gloanec, président de l’Association des bolincheurs de Bretagne, a des arguments pour convaincre ! «Nous nous sommes rassemblés autour du projet de certification MSC en vue de revaloriser notre métier. Nous en sommes fiers et voulons le faire connaître au grand public ». explique-t-il. Grâce à la certification, les bolincheurs pourront faire valoir les démarches qu’ils ont déjà entrepris pour une pêche durable, comme la mise en place de licences pour permettre une meilleure gestion de la ressource, malgré le fait que la sardine ne soit pas légalement soumise à quotas. « Nous espérons que la certification nous permettra de valoriser nos produits et nous ouvrira les portes vers de nouveaux marchés aussi bien en France qu’à l’export», confie-t-il. Face à la crise, le développement durable semble ouvrir de nouvelles perspectives économiques.









































