Sur le ring de l’immobilier azuréen, le round d’observation entre vendeurs et acheteurs dure depuis quatre mois. Et ce sont les seconds qui en sortiront probablement vainqueurs. Car après dix années de flambée des prix, la crise est en train de rattraper ce marché jusqu’alors ultra-lucratif. Avec - 22% de transactions dans les Alpes-Maritimes l’an dernier(- 17% à Nice et jusqu’à - 46% à Cannes pour les logements neufs), le marché “se contracte”, comme disent les agents immobiliers.
Moins de clientèle étrangère
“La grande surprise, c’est la stabilité des prix”, observe Jérôme Renaud, le président de la Fnaim. Les propriétaires refusent pour l’instant de vendre à des prix inférieurs à ceux pratiqués ces dernières années, tandis que les acheteurs (hormis les très fortunés) ne sont plus prêts à payer plus de 5 000 euros le mètre carré. Conséquence : les transactions cessent. “Nous avons perdu plus de la moitié de la clientèle étrangère”, indique Christian Roussaux, le président des promoteurs. Quant aux actifs, cela fait des années qu’ils peinent à devenir propriétaires.
Les taux d’intérêt en baisse
Le marché est en fait en pleine transition. Jérôme Renaud confirme : “Il y a une nouvelle donne des prix : ils ne vont plus continuer à augmenter, et nous devons ramener à la raison les vendeurs.” Bonne nouvelle donc pour les locataires désirant acquérir leur résidence principale. Les prix vont amorcer une baisse, de même que le coût des crédits. En un an, un crédit sur vingt ans est passé de 5,20% à 4,95% en moyenne, selon le directeur des affaires immobilières à la Banque Populaire de la Côte d’Azur, Hubert Trujillo. Ce taux devrait prochainement descendre à 4,5%. C’est peut-être le moment d’acheter !










































