Mis à jour 25-01-2009 21:07
Cent personnes interpellées à Barbès
C’est à la suite d’une manifestation non autorisée qu’elles ont été arrêtées...

Une vidéo montrant l’intervention de la police circule sur Internet.
Photo : DR
Organisée samedi à Barbès-Rochechouart en solidarité avec Isa, Juan et Damien, incarcérés dans le cadre d’une instruction antiterroriste, la manifestation n’aura pas duré longtemps. En quelques minutes, les 300 manifestants ont été encerclés par les forces de l’ordre et une centaine d’entre eux ont été conduits dans différents commissariats de police. Motif de l’interpellation : aucune autorisation n’avait été donnée par la préfecture de police pour ce rassemblement. Sur les quinze personnes qui se trouvaient toujours au commissariat hier, sept ont été libérées et seront convoquées au tribunal le 6 mai pour avoir refusé de se disperser malgré les sommations de la police. Les huit autres, transférées au dépôt, devraient comparaître aujourd’hui. “La police nous reproche de ne pas avoir eu l’autorisation de manifester. Nous l’aurions demandée, nous ne l’aurions pas eue. La contestation sociale ne passe pas. Chacune de nos actions est très encadrée. Les forces de l’ordre nous attendent sur place, sortent les bombes lacrymos, et nous embarquent”, commentait hier un des manifestants, précisant qu’un nouveau rassemblement en soutien aux “inculpés de l’antiterrorisme” serait organisé samedi prochain.
“Les policiers ont lancé des lacrymos, puis ils ont chargé tout ce qui bougeait.”
Simon, un manifestant
Incarcérée depuis un an
Depuis le 15 janvier, des dizaines de personnes participaient à l’action “Sabotons l’antiterrorisme, semaine de soutien aux inculpés de Tarnac et d’ailleurs”. Ce samedi, l’action était principalement pour Isa, soupçonnée d’avoir, en mai 2007, tenté d’incendier un véhicule de police devant le commissariat du XVIIIe et incarcérée depuis janvier 2008. Son ADN aurait été retrouvé sur des engins incendiaires placés sous le véhicule. La chambre de l’instruction décidera aujourd’hui de sa libération ou non.





