L’investiture de Barrack Hussein Obama, est un évènement historique: cet homme, métis, devenu président de la première puissance mondiale, est un symbole fort, de Martin Luther King à Obama c’est une page qui s’ouvre, sur laquelle un espoir pour tous commence à s’écrire: « yes we can ».
Nous voyons en France les politiques de tout bord saluer cette élection, tellement merveilleuse là-bas et comme inaccessible ici. On comprend en même temps que cela paraisse lunaire quand on voit l’accueil que fut fait à Rama Yade, Rachida Dati ou FAdela AMara. Plutôt que de saluer une avancée sans précédent pour notre pays on préférait remettre en cause leur légitimité à accéder à un tel niveau de responsabilités.
Ces critiques acerbes sont en réalité révélatrices des résistances qui persistent dans notre pays, et qui nous renvoient malheureusement à plus de trente ans d’une politique de discrimination.
Depuis des décennies on joue la politique de la chaise vide dès qu’il s’agit de décrisper voir d’abolir la politique des privilèges. Le discours du Président à Polytechnique était d’ailleurs édifiant sur ce point, lui-même montrant les résistances de la noblesse d’Etat (de gauche comme de droite) à accepter son propre renouvellement.
Nous sommes la génération qui ne servira plus de chair à canon ! Les responsables politiques auront une responsabilité historique dans leur incapacité à inscrire dans l’agenda de la république la mixité et l’égalité.
C’est la république chevillée au corps, que nous femmes des quartiers, nous nous sommes mises en mouvement contre les obscurantistes et les communautarismes, à l’intérieur, et face aux politiques qui nous maintenaient sous la tutelle des grands frères, à l’extérieur.
C’est dans la prise de risque que nous gagnerons notre combat pour notre émancipation.
Alors : « yes she can ! »










































