Attention, préparez-vous, l’annonce va être brutale. Aujourd’hui est un jour pourri, le plus pourri de l’année 2009... N’en déplaisent à ceux qui fêtent leur anniversaire.

En anglais, on appelle ça le "Blue Monday". La date change tous les ans, même si elle est toujours vers la fin janvier - désolé les verseaux !

Elle est établie en fonction de différents paramètres : la météo, l’état de notre portefeuille (et le montant de nos agios !), le délai qui nous sépare des vacances de fin d’année dont on a déjà perdu le bénéfice, le laps de temps qu’il nous reste avant les réjouissances à venir, l’abandon – précoce, il faut en convenir - de nos bonnes résolutions pourtant censées durer toute l’année, une baisse globale de notre motivation…

Mais cette année, c’est encore pire que tout. Car il est là, ce ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle sur nos petites têtes, cet horizon bouché : la crise. Financière, économique, immobilière, écologique, sociale. La déprime assurée. On vous avait prévenu.

Sauf que, si l’on s’en réfère à l’étymologie grecque du terme, crise (krisis) signifie également « opportunité ». Et à Metro, qui a décidé d’être résolument heureux aujourd’hui, c’est plutôt cela que l’on retient.

Envisageons donc la crise comme le moment de remettre en question la surconsommation, l’individualisme forcené, la course à la performance.

Parce que, oui, on peut encore exercer ses zygomatiques en temps de crise, on peut même se réjouir comme les témoignages qui suivent le montrent. Sinon, mieux vaut rester sous la couette pour le reste de la journée.