Ce mercredi, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre de l’usine d’assemblage de l’A350 XWB (XTra Wide Body) à Colomiers, les dirigeants de l’avionneur européen, dont Fabrice Brégier, directeur général d’Airbus France, l’ont affirmé haut et fort : “On a tiré les leçons concernant les retards de livraison de l’A380.”
Alors que le site d’assemblage du dernier-né d’Airbus sera opérationnel au troisième trimestre 2010 (l’usine va coûter 140 millions d’euros et accueillera, lorsqu’elle tournera à plein régime, un millier de personnes), les dirigeants ont dévoilé leur stratégie concernant le nouveau long-courrier, dont le projet coûtera au total 10 milliards d’euros : tous les salariés d’Airbus et les sous-traitants travailleront avec la même méthode, ainsi qu’avec des “process” et des outils identiques. “Il sera important de savoir ce qui se passe chez nos partenaires”, ont ajouté les dirigeants.
Autre indication : 70% de l’avion sera fabriqué par des partenaires et des sous-traitants, dont une partie en Chine et en Corée, l’avionneur européen assemblant à Toulouse les différents tronçons de l’A350. Par ailleurs, 53% de l’avion sera fabriqué avec des matériaux composites, plus légers et plus résistants que l’aluminium et qui requièrent moins d’entretien.
“Même si on sait qu’il y aura des problèmes, nous pensons livrer en temps et en heure les compagnies”, a lancé Fabrice Brégier, insistant sur les 30% de gain de temps réalisés lors de l’assemblage. Le premier vol d’essai devrait se dérouler en 2012. La compagnie Quatar devrait prendre possession du premier A350 en 2013.


































