Elle est enfileuse de perles. Un métier rare, qu’elle a choisi par passion. “J’ai toujours eu envie de faire un métier artisanal ou artistique” raconte Christine Driot, qui participe depuis trois ans au salon Print’or, l’événement majeur de la profession en Rhône-Alpes, qui se tient jusqu’à mardi à Eurexpo.

La jeune femme s’est formée à l’école de la bijouterie de Lyon, au sein de la société d’enseignement professionnel du Rhône. “Ensuite, j’ai travaillé pour de nombreuses maisons, et quand j’étais en contact avec la clientèle, je me suis aperçue que la compétence pour renfiler les perles de collier me manquait, et qu’il y avait un réel besoin”, souligne-t-elle. Après une formation à Paris, elle s’installe à son compte dans le centre de Lyon.

Des méthodes tenues secrètes

“C’est une passionnée, têtue, rien ne l’arrête, beaucoup auraient abandonné, pas elle”, confie sa mère, qui l’aide à l’atelier. Sandrine sertit des gemmes, confectionne des bijoux et renfile les perles, avec des méthodes qu’elle tient secrètes. “La bijouterie est un milieu à part.On sait l’impor­tance que revêt chaque bijou, donc, on fait atten­tion.” La restauration d’un collier dure de une heure à une journée complète. “Mon métier, c’est soixante heures par semaine, à rester assise, concentrée, toute la journée.”