Mis à jour 12-01-2009 01:20
LGV, le train de la polémique

Les élus du Pays-d’Aix sont opposés au tracé nord qui défigurerait, selon eux, des territoires très habités et cultivés.
Photo : AFP
L’annonce faite samedi par Eric Ciotti, le nouveau président UMP du conseil général des Alpes- Maritimes, lors d’une interview sur France 3, a fait bondir Maryse Joissains Masini. L’élu y affirmait en effet que la décision de choisir le tracé nord pour la LGV Paca venait d’être prise.
Favorable au tracé dit “des métropoles”, qui relierait Nice par Marseille et Toulon, la maire d’Aix, également membre de l’UMP, “a fait part de sa colère” dimanche, dans un communiqué où elle se dit “stupéfaite par l’arrogance d’Eric Ciotti nouvellement élu du conseil général des Alpes-Maritimes. Ce monsieur, dans son mépris pour les élus de territoire, augure mal de son avenir politique”.
Pourtant, Eric Ciotti a réaffirmé dimanche : “On a la certitude aujourd’hui que ce sera le tracé nord (qui rejoindrait Nice depuis la gare de l’Arbois à Aix-en-Provence en longeant l’autoroute A8). Ce sera annoncé lors d’une réunion avec Jean-Louis Borloo.”
Logique financière
Le président du conseil général met également en avant une “raison de coût évidente” avec 3 milliards d’euros d’écart, le coût du tracé nord s’élevant à 8,5 milliards d’euros contre 11,5 milliards d’euros pour le tracé "des métropoles”. Mais pour Maryse Joissains, “à ce niveau d’aménagement du territoire, la logique financière n’est pas la seule qui prévale”.






