Mis à jour 07-01-2009 20:31
Les défilés côté coulisses
La sixième édition du Cannes Shopping Festival s’ouvre jeudi soir au Palais des festivals. Les étudiantes en habillage du lycée Les Coteaux seront là pour veiller au bon déroulement du show

Futures habilleuses dans les métiers du spectacle, les étudiantes (ici dans les ateliers du lycée) devront jalousement veiller sur leurs costumes.
F.Binacchi/Metro
Derniers préparatifs avant le lever de rideau. Au Palais des festivals ce soir, le créateur antibois Christophe Guillarmé donnera le coup d’envoi du Cannes Shopping Festival. Pour l’épauler en coulisses, toute une petite armée de vaillantes apprenties habilleuses seront là, prêtes à vêtir et dévêtir les mannequins en quelques tours de main
Toutes étudiantes au lycée professionnel Les Côteaux, quatorze jeunes femmes originaires de toute la France et déjà plus ou moins aguerries au métier (après des stages dans des théâtres, des opéras...) feront tout leur possible pour que les six défilés de cette “fashion week” made in Croisette se déroulent sans le moindre accroc.
Des tenues impeccables
Plongées directement dans le bain, avec quelques-unes des plus grandes maisons de
couture (lire encadré), elles seront, de surcroît, notées. Un résultat qui comptera dans l’obtention de leur diplôme de technicien dans les métiers du spectacle, option habillage, une formation post-BEP. “Et là, il n’y a pas d’autre choix, il faut être efficace”, assure Mauricette Jaugin, l’une de leurs enseignantes, en “entretien textile”.
Maîtrise de soi, coordination, pour que le show soit parfait, il faut derrière la scène aller à une vitesse grand V pour rendre chaque tenue impeccable. “Surtout lorsqu’en plus des vêtements, il y a toute une série d’accessoires à changer”, précise Kathleen Imbert. D’autant plus que cette professeur en fabrication costume et habillage prévient : “Les créateurs, souvent très stressés, ne sont pas toujours tendres, mais dans l’ensemble cela se passe très bien”.
Du serpent et de l’autruche
Jennifer et Céline, toutes deux âgées de 19 ans et en deuxième année (la dernière), étaient déjà là pour l’édition 2008 et en gardent un “bon souvenir”. “C’est une expérience intéressante, l’adrénaline monte souvent”, confie la première. “Même si je n’ai pas l’œil rivé sur les grandes marques en permanence, c’est plaisant de se retrouver là”, poursuit la seconde. “Et puis, cela nous donne l’occasion de toucher des matières que l’on n’a pas l’habitude de travailler, comme le serpent ou l’autruche, l’année dernière”, se souvient, amusée, Mélanie, d’attaque pour ses six nouveaux défilés.
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