Mis à jour 07-01-2009 01:20
Galette : que le meilleur gagne
Le 21e trophée de la meilleure galette des rois aux amandes sera remis ce soir dans le XVIIe

Les élèves de l’Ecole de Paris des métiers de la table, du tourisme et de l’hôtellerie, curieux, sont venus jeter un œil ce mardi aux galettes présentées dans leurs locaux.
Photo : N.Richoffer/Metro
Près de trois cents artisans boulangers-pâtissiers d’Ile-de-France ont apporté ce mardi leur galette des rois à l’Ecole de Paris des métiers de la table, du tourisme et de l’hôtellerie, dans le XVIIe. Après avoir goûté les spécialités de chacun, les quatre-vingts membres du jury réuni dans cette école remettront ce soir le 21e trophée de la meilleure galette aux amandes.
Garantir la qualité
C’est à l’initiative d’une amicale de boulangers que le trophée de la meilleure galette a été créé. “En dégustant les galettes, nous avons réalisé que certaines n’étaient pas d’une qualité suffisante. Du coup, nous avons décidé de lancer un concours destiné aux artisans, explique Jacques Mabille, président de la Fédération parisienne de la boulangerie. La première année, nous avons eu trente candidats, maintenant, ils sont près de 300 sur les huit départements d’Ile-de-France.” Mardi, patrons, salariés et ouvriers franciliens concourant sont venus déposer leur galette, tout juste sortie
du four.
Disposées sur des tables, avec un numéro, elles devaient ensuite être goûtées par les jurés (80 au total avec, entre autres, des professeurs d’écoles, des possesseurs du titre de meilleur ouvrier de France, des meuniers, mai aussi des banquiers…). “Les jurés doivent remplir ensuite une grille de notation suivant cinq critères : le goût, le feuilletage, la cuisson, l’équilibrage (c’est-à-dire le niveau de crème d’amande par rapport au feuilletage) et la présentation.”
Parmi les nombreuses créations, une sera dégustée hors concours, celle du Japonais Daichi Ikeo, 24 ans, œuvrant à Tokyo. “Nous avons lancé ce même concours au Japon. Je l’ai remporté en 2007. Pour moi, c’était important de voir ce que pensaient les Français de ma galette, confectionnée en partie dans mon pays.”
Sur le même sujet: Un gâteau sans fève pour l’Elysée
Des clients en plus
Le lauréat sera désigné ce soir, à 19 h 30. Il succédera à Thierry Lépineux, boulanger-pâtissier avenue Jean Jaurès, à Saint-Germain-en Laye. Selon Jacques Mabille, le vainqueur verra sa clientèle augmenter de 25 à 100% une fois le trophée obtenu. “Les lauréats n’hésitent pas à signaler leur récompense sur leur vitrine le jour même, explique le président de la Fédération parisienne de la boulangerie. Certains ont même fait imprimer des cartes de visite pendant la nuit et les ont distribuées au petit matin dans les boîtes aux lettres. C’est certain, l’artisan qui l’emportera ne prendra pas de repos de sitôt.”













