“C’est toujours un conseiller ex-Assedic qui inscrit le demandeur d’emploi, puis un conseiller ex-ANPE qui fait les démarches de placement, mais à compter de ce lundi, cela se fera dans un même lieu”, indique Maryse Dagnicourt-Nissant, l’ex-directrice régionale de l’ANPE.
Celle-ci admet “s’attendre à une surcharge dans les premiers mois de 2009, puisque cela se fait à moyens humains constants” : jusqu’en mars, chaque semaine une partie des conseillers des deux entités suivra une formation, “de quatre jours pour les ex-conseillers ANPE, et de sept pour les ex-Assedic”.
Selon l’intersyndicale de ces agents, il s’agit d’une “fusion à marche forcée”. Secrétaire
du SNU-Emploi FSU à l’ANPE, Bernard Villacampa tempête, au nom de l’intersyndicale : “On nous dit que des CDD seront prolongés et que dix-huit personnes viendront en renfort pour un an. Mais c’est insuffisant pour apprendre correctement le métier de l’autre entité, tout en traitant convenablement des demandeurs d’emploi si nombreux que nos collègues de l’Assedic ne parviennent plus à absorber leur flux.” Un embouteillage que Maryse Dagnicourt-Nissant confirme : “6 200 dossiers de demandeurs étaient en souffrance fin novembre.
Il en restait moins de 4 000 à la mi-décembre.” Alors que s’ouvrent les négociations sur le futur statut des employés du pôle emploi, pour la première fois, les syndicats des deux entités appellent à la grève aujourd’hui. Après une assemblée générale commune dans les locaux de l’Assedic de l’avenue de la Jallière, à Bordeaux-Lac, les grévistes manifesteront, vêtus de noir, à 15 heures à Mériadeck.








































