Tôt lundi matin, environ 200 hommes armés ont attaqué un terminal de conteneurs près de la ville de Peshawar a précisé un garde. Une centaine de véhicules ont été incendiés à l’aide d’essence. Parmi ces véhicules, cinquante camions servant à approvisionner les troupes étrangères en Afghanistan ont brulé.

Dimanche, ce sont quelques 200 véhicules, dont soixante-cinq camions, qui sont partis en fumée au cours de l’attaque d’un dépôt de l’Otan dans le nord-ouest du pays. Les 50 000 soldats de l’Otan en poste en Afghanistan sont essentiellement ravitaillés depuis le Pakistan.

Les attentats ensanglantent Peshawar
Vendredi dernier, une quarantaine de personnes sont mortes, tuées dans l’attentat à la voiture piégée qui a frappé un marché de Peshawar. Une attaque ciblée à la veille de la grande fête musulmane de l'Aïd al-Adha (l'Aïd el-Kebir) pour laquelle les habitants de la ville s’étaient pressés au marché pour y faire leurs courses.

Un peu avant, six personnes avaient trouvé la mort dans l’explosion d’une voiture piégée sur un marché d’Orakzai, une zone tribale semi-autonome près de Peshawar.

Proche des zones tribales frontalières de l’Afghanistan, Peshawar est une ville de 2,5 millions d’habitants, dans laquelle la présence de plus en plus forte des talibans fait peser un sentiment de peur au sein de la population. Renaud Girard, grand reporter au Figaro, décrit dans les colonnes du quotidien paru ce lundi l’attaque du terminal de l’Otan et le climat de terreur qui règne dans cette grande ville pakistanaise. Il raconte la démotivation des policiers, le départ des étrangers qui ont fui la ville par crainte des attentats, des assassinats et des enlèvements.