Mis à jour 07-12-2008 20:14
Une réunion de blogueurs cubains interdite
La réunion se voulait apolitique. Les blogueurs ont aussitôt réagi à l’interdiction…

La blogueuse cubaine Claudia Cadelo pose avec sa convocation au poste de police.
Photo : DR
Les blogs sont devenus à Cuba le premier moyen de résistance au gouvernement. Depuis plusieurs mois, une dizaine de blogueurs se sont fait connaître en publiant sur leur site des critiques acerbes envers le régime castriste. Osé, d’autant que la plupart écrivent sans pseudonyme. La police sait où ils habitent, tous ont d’ailleurs reçu des menaces. Ce qui ne les empêche pas de continuer à écrire, par tous les moyens : en utilisant des plates-formes de blogs hébergées à l’étranger, que le gouvernement ne peut fermer, en payant très cher une connexion dans un cyber-café ou en envoyant leurs textes à des amis situés en dehors de Cuba.
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De nouveaux outils
Ces jours-ci, les blogueurs devaient organiser leur première rencontre réelle à Pinar del Rio, dans l'ouest du pays. Une réunion qui, selon eux, n’avait rien à voir avec un meeting politique. Il s’agissait essentiellement d’échanger sur la manière de tenir un blog. Trop pour les autorités qui ont convoqué les blogueurs les plus influents pour leur signifier l’interdiction. Fidèles à leur ligne de conduite, les blogueurs ont réagi. Ils expliquent que, même sans se voir, ils mettront prochainement en place des outils pour dialoguer. Un concours de blogs sera même organisé l’an prochain. « Ils ont utilisé leurs vieilles méthodes répressives sans même se rendre compte qu’aucune interdiction ne peut venir à bout des créatures virtuelles », explique sur son blog Yoani Sanchez, qui a obtenu le titre de meilleur blog 2008 décerné par la Deutsche Welle.






