Et le vainqueur est… l’abstention : 75,24% des salariés et 69,78% des employeurs inscrits n’ont pas participé aux élections prud’homales de mercredi, un record depuis le premier scrutin organisé en 1979.
Face à cette faible mobilisation, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, envisage de "simplifier" les modalités de l’élection, notamment en généralisant les bureaux de vote sur le lieu de travail.
Chérèque est “déçu”
L’autre gagnante est la CGT. Le premier syndicat de France, qui voulait faire du scrutin un “test social grandeur nature”, conforte ses positions, en augmentant son score (+ 1,6%, à 33,8% des voix) pour la première fois.
La crise économique a probablement joué en faveur de ce syndicat revendicatif.
A contrario, la CFDT perd du terrain. En baisse de 3 points, à 22,1%, le deuxième syndicat paie sans doute encore son soutien à la réforme des retraites en 2003.
Pour la première fois, il est détrôné par la CFE-CGC parmi les cadres. “Je suis déçu (...) mais j’assume le résultat”, a réagi le secrétaire national, François Chérèque.
Force ouvrière a aussi enregistré un recul de 2,3 points, à 15,9%. L’Unsa (6,2%) et la CFE-CGC, qui envisagent de s’allier, pourraient devenir la quatrième puissance syndicale du pays.
La CFTC (8,9%) perd 0,7 point alors que Solidaires (3,8%) double son score en présentant davantage de candidats. metro


































