“Nous allons bien entendu en cassation, et jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme s’il le faut”, tonne Dominique Nicolas, d’Aquitaine Alternatives, avant d’affirmer : “La décision rendue ce mercredi par la Cour de cassation est politique. Le gouvernement ne veut pas d’une jurisprudence qui pèse sur les prochains débats.”
Les onze associations, dont Aquitaine Alternatives, associées au recours contre l’issue du premier débat public ont prévu de se réunir dans les jours qui viennent. Même intention du côté des soutiens historiques de ce projet de contournement autoroutier à péage de l’agglomération. “La semaine prochaine, nous réunirons le monde économique . Le projet n’est plus enterré, il va maintenant falloir l’affiner”, déclare Jean Degos, délégué général du Medef, syndicat patronal. Reste que les soutiens politiques au projet se sont retirés les uns après les autres, d’Alain Juppé à Alain Rousset, président du conseil régional, en passant par Philippe Madrelle, patron du département.
“Aujourd’hui, certains tentent de faire renaître l’hypothèse d’un contournement par l’est, en le construisant tronçon par tronçon, pour que ça passe mieux”, indique Jean-Pierre Dufour, porte-parole du Collectif des élus opposés au grand contournement et vice-président Vert au conseil régional. Il lance même une hypothèse : “Alain Rousset se bat sur le retard aquitain en matière d’infrastructures pour le développement économique. Il peut remonter au créneau sur le grand contournement... en attendant qu’Alain Juppé veuille bien sortir du bois.”
Contactés hier soir, les services des trois élus précités ont indiqué que les intéressés ne souhaitaient pas s’exprimer pour l’heure.









































