A Bangkok, la situation ne s'arrange pas. Les partisans du gouvernement, dont 15.000 d'entre eux ont manifesté hier dimanche 30 novembre, étaient à nouveau dans la rue lundi matin et prévoient une nouvelle manifestation, encore plus importante, cet après-midi.

L'armée craignait hier - et craint encore aujourd'hui - que la situation ne dérape entre les partisans du gouvernement et les opposants. Ces derniers ont commencé à évacué le siège du pouvoir qu'ils occupaient depuis le 26 août.

Rumeurs de coup d'Etat
Les rumeurs de coup d'Etat se font cependant de plus en plus précise. On parle d'une éventualité ce soir (cet après-midi en France). En effet, aujourd'hui la Cour constitutionnelle thaïlandaise devrait statuer sur la dissolution du parti au pouvoir et deux formations alliées pour cause de fraude électorale. Selon les partisans po-gouvernement, cette décision serait un "coup d'Etat déguisé".

Il sont 1.600 Français a attendre un avion. Depuis la fermeture de l'aéroport international de Bangkok, quelque 160.000 touristes étrangers sont bloqués en Thaïlande. Et ce n'est pas les 40 vols qui décollent chaque jour de la base militaire d'U-Tapao, située à 140 km au sud-est de Bangkok, qui permettront de régler rapidement la situation.

Un avion affrété par la France
Le gouvernement français a décidé d'affréter un avion gros porteur pour aider ses ressortissants. "Ce vol pourrait permettre d'emporter plus de 500 passagers", a indiqué l'ambassadeur de France Laurent Bili à l'AFP. Il a précisé que "différentes options" étaient à l'étude pour le choix de l'aéroport thaïlandais qui "doit offrir toutes les garanties de sécurité".

A l'aéroport international Suvarnabhumi, bloqué par les opposants au gouvernement, 37 avions commerciaux vides ont été autorisés à partir. Mais il n'est pour l'instant pas question de reprendre le rythme des 700 vols quotidiens qui est une moyenne pour l'aéroport de Suvarnabhumi.