Au cours de la nuit de samedi à dimanche, deux explosions à la grenade ont eu lieu à Bangkok sur des sites occupés par les occupants au gouvernement : l'aéroport Don Mueang et une tribune dressée en face du siège officiel du gouvernement. On dénombre au moins 51 blessés.
Manifestation à haut risque
Face aux ultra-royalistes habillés en jaune, des milliers de partisans du gouvernement thaïlandais, vêtus de rouge, se sont rassemblés dimanche dans le centre de Bangkok accusant les opposants de préparer un "coup d'Etat déguisé". Sur les bandeaux ceints autour de leur front, on pouvait lire "Non au putsch".
Ces manifestants pro-gouvernementaux répondaient à l'appel d'une "Alliance démocratique contre la dictature" qui regroupent les partisants de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, dont le beau-frère dirige le gouvernement actuel.
Alors que ce rassemblement se tenait devant le siège de l'administration métropolitaine de Bangkok, non loin du monument de la Démocratie, les opposants, eux, occupaient toujours les deux aéroports.
L'armée se refuse à employer la force
Hier, samedi 29 novembre, les opposants - qui dénoncent la corruption du gouvernement - avaient d'abord ignoré les sommations policières autour des deux aéroports bloqués avant de devoir repousser quelques 150 policiers au-delà des barrages du blocus. Cette intervention s'était toutefois faite sans violence.
Malgré les demandes répétées du Premier ministre, l'armée se refuse à employer la force pour mettre fin aux blocages des manifestants. Ces derniers refusent toute négociation tant que Somchai Wongsawat n'aura pas démissionné.
Touristes bloqués
Des milliers de touristes sont toujours coincés en Thaïlande, dans l'impossibilité de quitter le pays. L'aéroport international de Suvarnabuhumi, qui voit généralement passer 700 vols par jour, est aux mains des manifestants. Il restera fermé jusqu'à lundi au minimum.
En attendant, la base militaire de U-Tapa, située au sud-est de Bangkok non loin de Pattaya, a été réquisitionnée pour l'évacuation des étrangers. Mais cette base ne peut accepter que 40 vols par jour. Les touristes patientent donc dans le chaos une éventuelle place dans un avion.








































