Les ados écoutent ce qu’on leur dit. En matière de sexualité à risque, les campagnes de sensibilisation ont une réelle influence sur les jeunes Américains, selon une étude publiée dans le Journal of Adolescent Health, et réalisée par John Santelli et son équipe au Collège Mailman de la Santé Publique, de l'Université de Columbia, entre 1991 et 2007.
Baisse de la sexualité à risque
Les conduites à risque ont tendance à se cumuler : ainsi un jeune qui fume et conduit en état d’ivresse est aussi plus enclin à avoir une activité sexuelle soutenu que celui qui ne fume ni ne boit au volant. Mais dans un cas comme dans l’autre, les campagnes de prévention ont un impact positif.
L’efficacité de ces messages de sensibilisation a notamment été illustrée par la baisse de l’activité sexuelle et du nombre de partenaires sexuels dans les groupes à risque comme dans les autres.
L’éducation au sida en question
"Les trois plus grands changements dans le comportement juvénile pendant les seize dernières années tournent autour des décisions à différer le rapport sexuel, de se servir plus de préservatifs, et d'avoir moins de partenaires sexuels," explique John Santelli. "Ce sont évidemment des domaines ciblés par l'éducation au sida."
Un message dévoyé
Le problème, c’est qu’aujourd’hui la baisse de l’activité sexuelle à risque s’enraye. La tendance est même en train de s’inverser. Pour Silvia Bennett de l'Université de Californie, cette inversion "coïncide avec une modification de la politique nationale, qui s'éloigne des messages incluant des informations contraceptives, et se dirige vers des messages qui ne préconisent que l'abstinence."
"Ce qui est inquiétant, c'est que le taux d'accouchement des adolescents et le nombre des jeunes avec de l'expérience sexuelle en 2006 est reparti à la hausse après une baisse en 1999, c'est-à-dire juste après que le gouvernement américain aie limité son financement aux campagnes qui ne faisaient pas mention de la contraception, sauf souligner ses limites."




































